Carnet de tombola
Une planche de tickets à souche, numérotés à la suite d'une feuille à l'autre : on découpe, on vend, on garde la souche.
La souche est la moitié qui compte
Un ticket de tombola n'a d'utilité que s'il existe en double : une moitié part avec l'acheteur, l'autre reste dans le carnet avec son nom. Sans souche, le tirage désigne un numéro que personne ne peut réclamer.
Numéroter à la suite, sans exception
Deux tickets portant le même numéro, et c'est le tirage entier qui devient contestable. Les planches se numérotent donc à la suite : le premier ticket de la deuxième feuille reprend là où s'arrête la première.
Le champ « premier numéro » sert quand un carnet a déjà été imprimé : commencez la nouvelle série au numéro suivant plutôt que de repartir de un. C'est aussi ce qui permet de faire imprimer des carnets par plusieurs bénévoles sans collision.
Ce qu'on écrit sur la souche
Le nom et le téléphone de l'acheteur, au moment de la vente. Un ticket vendu sans coordonnées revient à tirer un lot dans le vide : c'est la première cause de lots non réclamés, bien avant l'oubli du tirage.
Gardez les souches dans l'ordre, dans une enveloppe par vendeur. Le jour du tirage, retrouver la souche 148 doit prendre dix secondes, sinon le public attend pendant qu'on feuillette.
Vendre à plusieurs
Attribuez à chaque vendeur une plage de numéros connue — de 1 à 50, de 51 à 100 — et notez-la. La recette attendue se déduit alors de la plage vendue, ce qui rend le comptage final vérifiable sans confiance aveugle.
Prévoyez plus de tickets que d'acheteurs espérés : un carnet épuisé le samedi matin coûte une demi-journée de vente. Les planches se réimpriment, mais rarement au bon moment.
Ce que le droit encadre
Les tombolas organisées par des associations dans un but social, sportif ou culturel bénéficient d'une exception à l'interdiction générale des loteries, à condition de rester d'ampleur modeste et de respecter les conditions prévues par le code de la sécurité intérieure.
Les lots ne se remboursent pas en argent, et les mises restent faibles. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre préfecture avant une opération d'envergure : la règle dépend de la nature de l'association et de la manifestation.
Questions fréquentes
- Comment les tickets sont-ils numérotés ?
- À la suite, planche après planche, à partir du premier numéro que vous choisissez. La souche et le ticket portent le même numéro, imprimé de part et d'autre du trait de découpe.
- Combien de tickets peut-on imprimer ?
- Jusqu'à douze par planche et dix planches par PDF, soit cent vingt tickets. Pour un carnet plus grand, relancez une impression en démarrant au numéro suivant.
- Faut-il un papier particulier ?
- Un papier ordinaire suffit pour une kermesse. Pour des tickets manipulés toute une journée, un grammage de cent soixante grammes tient mieux le pliage et se découpe plus proprement au massicot.
- Peut-on s'en servir pour une vente de repas ou une buvette ?
- Oui : le même principe sert de bon à échanger. Remplacez l'intitulé et le lot par la prestation, et la souche devient le contrôle des tickets vendus.